Stefan Duchateau tient son blog

Stefan Duchateau

Stefan Duchateau est conseiller du Groupe Argenta.

Il enseigne e.a. la gestion de portefeuille, l’ingénérie financière et la gestion des risques financiers à la HUB (Bruxelles), la sélection de titres, la gestion de portefeuille et la théorie des investissements à la KU Leuven et les produits financiers dérivés à l’UHasselt. Chez Argenta, il se concentre notamment sur la gestion financière et des risques, la politique stratégique et le développement du pilier investissements du groupe de bancassurance. Ceci implique entre autres le développement de produits d’investissement et la gestion de fonds d’investissement.

Le Prof. Dr. S. Duchateau est ingénieur commercial et docteur en sciences économiques appliquées.

  • Thanksgiving

    Le récit national américain est truffé de mythes aisément démontables, de semi-vérités et d’actes héroïques censés avoir été accomplis par des personnages opérant en réalité à mille lieues du champ de bataille. Tout comme l’historiographie européenne.

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  • Cousu de soie blanche

    En 2019, investir n’était pas plus compliqué que composer de la musique techno. Jusqu’à présent, du moins. L’indice boursier mondial[i] a progressé de plus de 20 % depuis le début de l’année. Pour en profiter, il suffisait de rester tranquille, d’attendre patiemment à l’abri, en se persuadant que le beau temps reviendrait après les errements coupables de la banque centrale américaine, qui avaient fait chuter les marchés d’actions partout dans le monde durant le mémorable 4e trimestre de l’an dernier.

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  • Ni oui ni non

    Que vous l’estimiez ou le critiquiez, impossible de contester au président américain un trait singulier de sa personnalité hors normes : il maîtrise parfaitement l’art de se mettre en scène. Mais il ne décrochera jamais une nomination aux Oscars, vu les convictions politiques des membres du jury. Quant à l’intégrité de ces derniers, nous nous permettons également d’émettre des réserves. Lors de la toute première cérémonie de remise de ces statuettes tant prisées, le jury avait en effet refusé au dernier moment de la remettre à la star qui avait recueilli le plus de suffrages. Malgré son énorme popularité et son rôle-vedette dans de nombreux succès au box-office, Rin Tin Tin n’avait pas eu cet honneur. Pour la simple raison que ce n’était qu’un chien[1].

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  • We shall overcome

    Cette profession de foi se retrouvait en filigrane de nos commentaires de ces derniers mois. Et, au vu des récentes performances des marchés d’actions, nous avions raison de nous montrer optimistes. Malgré les menaces géopolitiques, la plupart des indices boursiers ont atteint de nouveaux niveaux record, surtout aux États-Unis, mais aussi en Europe. De ce côté-ci de l’Atlantique, il ne s’agit cependant que d’un « plus haut » sur ces 4 dernières années. Les indices européens sont en effet encore éloignés de 10 % de leur niveau précédant la grande crise de 2008. Pour mieux comprendre, précisons que l’indice affiché en vert concerne la zone euro, exprimé en termes de « prix ». En revanche, l’indice « return » (qui intègre les dividendes distribués) avait dépassé son niveau pré-crise dès la fin de 2013.

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  • Le triomphe de l’optimisme

    Lorsque Jeremy Siegel a publié son article révolutionnaire[i] sur l’évolution à long terme du marché (américain) des actions, il n’imaginait pas l’impact qu’il aurait. Son objectif était en effet purement académique. Il souhaitait simplement démontrer que les returns boursiers très élevés enregistrés dans le passé récent (en moyenne annuelle, de 6 % supérieurs à ce que rapportaient les obligations et bien meilleurs encore que la rentabilité de l’or et des placements de trésorerie) étaient plutôt le fruit du hasard. Selon lui, on devait se satisfaire par la suite d’un moins bon return pour les actions que pour les autres classes d’actifs, à savoir une rentabilité de 3 à 4 %. Les (excellents) résultats de la période antérieure n’annonçaient donc pas un avenir radieux. Nous étions en l’an de grâce 1992.

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  • Vol au-dessus d’un nid de coucous

    Le spectacle de haute tenue que nous a offert la Chambre des communes britannique tout au long de l’après-midi de samedi dernier nous a divertis comme jamais. Quel régal pour les spectateurs et surtout pour les auditeurs ! Les acteurs ont échangé des arguments aussi pointus qu’une dague anglaise, en veillant à ce point à respecter la tradition d’un débat équilibré qu’on en oubliait presque le mépris que les deux camps nourrissent l’un envers l’autre. Ces débats, marqués par un humour pince-sans-rire et un choix des mots exquis, avaient tous les accents d’un drame shakespearien et des différentes nations constitutives du Royaume-Uni.

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